Le puy de Dôme a depuis longtemps été associé à l’expérimentation scientifique. Le bal est ouvert par Blaise Pascal, qui fait effectuer en 1647/1648 des expériences qui confirment son hypothèse sur la pression atmosphérique (voir encadré p. 35). L’histoire scientifique du sommet du volcan peut démarrer. Aujourd’hui, l’Observatoire de Physique du Globe de Clermont-Ferrand (OPGC) est l’héritier direct d’un observatoire météorologique inauguré en 1876 par Émile Alluard et d’une chaire de géologie de l’Université de Clermont-Ferrand créée vers 1860 par Henri Lecoq. « Parmi les anciens directeurs de l’Observatoire, on peut noter le météorologue Henri Dessens, le géologue Philippe Glangeaud et surtout, à la frontière de ces deux disciplines, Bernard Brunhes qui a découvert en 1905 des inversions du champ magnétique terrestre », précise Géraldine Del Campo, chargée de la communication de l’Observatoire de Physique du Globe.

La tour du premier observatoire est inaugurée le 22 août 1876. En 1956, elle est détruite pour laisser la place à une antenne de télévision et un bâtiment interministériel. La partie inférieure de la tour est conservée. En 2004, le chalet est cédé au Conseil général du Puy-de-Dôme, et en 2010, il est rénové. Le rez-de-chaussée devient un musée consacré au temple de Mercure. Le premier étage et la plateforme sur son toit sont dédiés à l’Observatoire de Physique du Globe de Clermont-Ferrand et à ses recherches. Cinq ans après, le label GAW lui est décerné, matérialisant sa position de station scientifique et météorologique de référence au niveau mondial.
Aujourd’hui l’OPGC fait travailler à Clermont-Ferrand plus de 200 personnes : des permanents, des techniciens, des chercheurs. Le Laboratoire Magmas et Volcans étudie, comme son nom l’indique, les processus magmatiques et volcaniques. Une unité d’appui et de recherche regroupe un service de développement technologique pour la maintenance du matériel, la conception et la fabrication d’instruments, un service informatique pour la réception, le traitement, l’archivage et la diffusion des bases de données et enfin le Laboratoire de Météorologie Physique (LaMP). Ce dernier étudie le rôle des aérosols et des nuages dans l’évolution du climat ainsi que l’évolution de la composition chimique de la troposphère. C’est ce laboratoire qui est particulièrement à la manœuvre à la station d’observation qui se situe au sommet. Les données recueillies sont transmises en temps réel et en permanence à Météo France.
